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Benjamin : le verdict

Une nouvelle victoire du lobby adoptif

L'historique

La réaction des X en colère au premier jugement

La cour d’appel de Nancy a infirmé le 23 février dernier, la décision du Tribunal de Grande Instance qui ordonnait la restitution de Benjamin à son père.

Né sous X, Benjamin, quatre ans, est désormais adoptable plénièrement, forme d’adoption impliquant la rupture de tous liens avec sa famille d’origine. Il a pourtant un père, Philippe Peter qui l’a reconnu deux mois avant sa naissance et une mère en souffrance, Hélène, censée, il est vrai, n’avoir jamais accouché.

Benjamin est l’enjeu d’une querelle juridique passionnelle, querelle qui se poursuivra probablement en cassation, peut-être au-delà.

Benjamin n’a pas d’avocat. .

La Justice continuera à désigner au gré des idéologies et sous la pression des lobbies, celui ou ceux de ses parents qui devront disparaître de sa vie, au nom de son intérêt, cela va sans dire… qui a bon dos. Benjamin est et sera toujours déchiré. Une loi folle l’y a condamné. Ballotté au gré des verdicts, il tracera sa route… comme il pourra.

Benjamin a quatre parents aujourd’hui, il en aura toujours quatre. Que ceux-ci n’aient su ou pu s’entendre pour lui permettre de vivre sereinement cette filiation multiple est tragique.

Si la décision de la cour d’Appel repousse, en la niant, l’échéance de la douleur et du déchirement. Elle ne fait que la repousser. Il en recevra bientôt le contrecoup de plein fouet.

Qu’en pensera-t-il à dix, douze, quinze, vingt ans ? Pleurera-t-il comme les X en colère «son enfance morte pour la France» ? Adolescent enragé, reniera-t-il sa famille adoptive ? Nous ne le souhaitons pas. Nous le craignons et l’assurons dès maintenant du soutien et de la compassion de ses frères et sœurs d’histoire.

Le droit, c’est bien connu n’a pas grand-chose avoir avec la justice, et la Justice, pas grand-chose avec la morale, le bien ou l’éthique. Les X ont payé, et cher… pour le savoir.

En droit cependant et uniquement en droit, les X en colère souhaitent affirmer avec force :

  • Nul ne devrait naître légalement sans filiation.
  • Aucune jurisprudence ne doit permettre l’annulation d’une reconnaissance prénatale.
  • Un placement en vue d’adoption ne saurait être irrévocable dans ces conditions.
  • Une adoption simple est infiniment préférable à une adoption plénière, la rupture des liens étant vécue par les adoptés comme une amputation.
  • Le jugement de la Cour d’Appel privilégie l’intérêt bien compris du lobby adoptif au détriment de l’intérêt supérieur de l’enfant.
  • Philippe Peter est bafoué dans son droit le plus élémentaire, élever son fils et nous soutiendrons pour ces raisons, y compris financièrement, son pourvoi en cassation.
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Convention internationale des Droits de l’Enfant - Article 7

L'enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d'acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et être élevé par eux.


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