Accueil |   Qui sommes-nous ? |   En colère, pourquoi ? |   Humour né sous X |   Comment militer ?
  Sites amis et ennemis |   Rejoignez-nous !   | Manif |   Forum |   Cnaop |   Fichiers de recherche
  News |   Coups de gueule |   Notre Charte |   Contacts |     Guide des recherches

Bilan du CNAOP
La réaction des X en colère !

Page d'accueil CNAOP

Petit CNAOP illustré

Témoignages d'usagers

Statistiques

Préambule

Ce CNAOP-là ne bénéficie pas de la confiance des usagers en général et des X en colère en particulier. Nommer à la tête d'un service public censé faciliter l'accès aux origines personnelles des partisans du secret, c'était mal augurer de ses relations futures avec les usagers. Nous en voulons pour preuve la nomination entre autres du Professeur Henrion qui, dans un rapport de l'Académie de médecine, se déclarait favorable au maintien de l'accouchement sous x ou de celle de Madame Marie-Christine Le Boursicot, qui faisait partie des magistrats défendant la position de la France dans l'affaire Odièvre à la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Enfin, les adoptés y sont sous-représentés, la DPEAO ne représentant en nombre et en prises de position qu'une minorité d'X.

Sa mise en place correspond d'ailleurs à un recul des pratiques de communication. Alors qu'un adopté, même né sous x, pouvait obtenir la communication intégrale de son dossier, y compris l'identité des parents de naissance, en l'absence de demande expresse de secret (jurisprudence CADA) ; l'équipe actuelle considère qu'il faut présumer de cette volonté. Ainsi, aucune communication d'identité n'a lieu sans l'accord des parties.

Quant à ses délais de réponse, il faut compter six mois dans le meilleur des cas !...


La première année vue par les usagers

Oui, nous sommes finalement assez nombreux à l'avoir saisi, à reculons et la rage au coeur, mais à l'avoir saisi.

Signalons d'abord la taille ridicule de la structure : quatre ou cinq personnes pour des centaines de dossier et leur évidente inexpérience, des débuts en tout cas.

D'où quelques cafouillages initiaux... On est très administratif... Ainsi demander aux adoptés de joindre à leur courrier la copie intégrale de leur acte de naissance - sans leur signaler qu'il s'agit de la transcription du jugement d'adoption, le premier acte étant annulé et non-communicable -, c'était avouer d'emblée son ignorance crasse des difficultés qu'ils ont en général à obtenir ce document. Les X avaient pourtant remis à Ségolène Royal un petit guide d'aide aux recherches expliquant certaines contraintes spécifiques, apparemment en vain...

Répondre à un homme de plus de soixante ans, sur un imprimé à trous digne des années cinquante, qu'il n'a qu'à aller consulter son dossier, désormais accessible selon la loi sur les archives... C'est mépriser son intelligence - il y avait pensé ... figurez-vous - et ignorer les années de souffrance et de recherches infructueuses.

Vinrent ensuite les premiers rendez-vous, appels et prises de bec... Soyons honnêtes, les X ne sont pas commodes... L'éjection sans ménagement de Pierre Verdier et les nominations successives leur sont restées en travers de la gorge... Si les relations sont houleuses et si le dialogue sort parfois des limites de la courtoisie ; ils plaident coupables...

Ses dirigeants commencent d'emblée par s'attribuer le droit de recevoir - plusieurs fois - les demandeurs pour s'assurer de leur motivation. Selon un poncif cher aux parents adoptifs, nous ne voudrions pas forcément connaître l'identité de notre mère, seulement notre histoire... Voilà qui sonne à nos oreilles comme de la condescendance et de l'abus de pouvoir, surtout pour ceux qui viennent de province, à leur frais...

A ce stade, les délais de réponse commencent à énerver, on s'en plaint sur les forums.

Viennent les premières recherches, après quelques longs mois : absence totale de transparence, il faut se livrer au harcèlement téléphonique - numéro d'appel masqué, c'est plus sur...- pour savoir où on en est, on vous répond aussi évasivement qu'on peut. Du reste, heureusement que la plupart des X connaissent à fond leur dossier et indiquent où chercher... Comme nous l'écrit Mario, si vous voulez que le CNAOP trouve votre mère, il vaut mieux qu'elle ne soit pas sur la liste rouge !

Stupeur... Une de nos très proches rencontre sa mère de naissance, dans les locaux du CNAOP. Notre vice-présidente émet pourtant de sérieuses réserves sur la façon dont se sont déroulées les recherches... En matière de discrétion, les abandonnés font mieux... Et puis, certaines informations intimes, elle aurait préféré les révéler elle-même, sans intermédiaire maladroit et parasite.

Quelques bonnes nouvelles cependant... les délais de réaction du CNAOP étant jugés, peut-être subjectivement, intolérables, les demandeurs s'énervent ; ils font appel à des privés... ou à leur matière grise et ... trouvent ! Dans un cas, le CNAOP avait d'aileurs déclaré forfait : mère portugaise, trop compliqué, pas les moyens... Elle avait pourtant accouché en France et l'hôpital disposait de toutes les infos utiles à une identification rapide. Quand on pense que la plupart des adoptés le sont aujourd'hui à l'international, on a un rien envie de renouveler les cadres, non ?

Et puis, il y a les dossiers classés, pas assez d'indices et le doute : ils ont vraiment cherché partout ?.. Ils n'ont pas l'air très compétents, n'importe quel bénévole d'association en sait plus long qu'eux.

Et finalement, les refus, "votre mère ne veut pas"... et notre carcasse à traîner... alourdie de désespoir.


Notre conclusion



L'exposé vous paraît succint, parcellaire et partisan ? Qu'y faire ?

La politique de communication du CNAOP, qui ne convie pas les associations d'usager à l'exposé de son bilan, ne va certainement pas concourir à l'apaisement des tensions.

D'ailleurs, le souhaitons-nous vraiment ?

Les X en colère n'ont pas soutenu la loi Royal : ce pseudo-droit qu'on nous concédait de connaître nos parents, si et seulement si, cela ne les dérangeait pas trop... Ils toléraient un CNAOP dirigé par leurs alliés - outil utile mais insuffisant - et, aujourd'hui, ne veulent pas de ses dirigeants, interlocuteurs maladroits d'un dialogue de sourds.