Les Coups de Gueule des X en colère !


.: Petit acte de malveillance :.


Dernières entrées effacées... la mesquinerie du geste ne vaut pas un coup de gueule. Néanmoins, si vous en avez un à pousser n'hésitez pas à nous contacter.

Les X




.: Les mères virées du CNAOP par Laetitia Buron :.


En tant que présidente de l'AMO (Association des Mères de l'Ombre) et ex-membre du CNAOP, je tiens à m'exprimer au sujet des 3 années passées au sein du CNAOP , et la seule façon qui me reste est de médiatiser ma parole car aucune prise en compte n'a été effective .

Je tiens à dénoncer le fonctionnement du CNAOP.
Je tiens à dissiper tout malentendu de l'utilisation de ma présence pour cautionner un fonctionnement pervers de ce CNAOP.
Je lutte contre la culture du secret , contre l'abus excessif du recours à l'accouchement anonyme dans certaines situations de fragilité maternelle.
Je milite pour une information claire à apporter aux futures mères abandonnantes comme le prévoit la loi du 22 Janvier 2002.

Pour la présidente AMO et membre du CNAOP que j'étais :

aucune possibilité de s'exprimer au sein même du conseil ... la parole étant monopolisée par MCLB la secrétaire générale ...
aucune considération de notre travail écrit au sujet de l'information des mères en difficultés ;
aucune mention de notre désaccord quant au vote au sujet de la rédaction définitive du document prévu par la loi du 22 Janvier 2002 afin d'informer les mères abandonnantes et que nous considérons comme une véritable incitation à l’abandon ;
aucune considération pour mes charges de travail et de famille ... aucune indemnité pour perte de journées travaillées (les remboursements des frais de transport Paris-Province ont pris deux ans !),
le doc final a été uniquement rédigé par MCB et son équipe restreinte sans tenir compte de l'avis des usagers de l'accouchement anonyme .. puur leur plus grande protection semblerait-il ... ce qui montre bien que la loi du 22 Janvier 2002 est littéralement détournée de ses objectifs ... est pervertie.

J'ai passé 3 ans à cautionner par ma nomination la malveillance de MCB envers les parents de naissance ...

Et que dire de la séance où Olwenn Sevellec, membre de notre bureau et formée en droit juridique n'a pas été acceptée, purement et simplement mise dehors par MCB !
J'ai tenté d'honorer la confiance de Ségolène Royal alors Ministre des affaires familiales mais vu le changement politique et le renvoi pur et simple du 1er président du CNAOP Pierre Verdier , il ne m'a pas été possible de simplement y exister.

Le symbole est fort, une mère de naissance doit rester muette et se faire oublier ... au sein du Conseil elle a tous les torts et tous les prétextes sont bons.

Comment espérer dans de telles conditions, obtenir une représentation sociale, des droits de parent de naissance à part entière ... comment simplement obtenir le droit à une information claire comme le prévoit pourtant la loi du 22 Janvier 2002, le droit à la solidarité, le droit à notre maternité même s'il reste des situations de grandes fragilités bio psycho social. Comment dénoncer le choix politique de ce transfert d'enfant ?

Comment dénoncer les abus de toutes sortes dont, nous les mères, avons été victimes, car c'est de cela qu'il s'agit et l'état nous doit réparation .... (pourquoi ne pas pouvoir établir une médiation à notre initiative, quel est ce nouveau concept d'intrusion que le CNAOP actuel veut ériger ?)

Faut il lister toutes les maltraitances des mères vulnérables et qui se sont vu spoliées de leur enfant , de façon irréversible par le marché et le fort lobby de l'adoption en France ... et cela perdure ... car ce traitement là est bien actuel et les appels que je reçois de mères en détresses en témoignent .
L'anonymat imposé perdure ... Nulle mention que l'adoption simple existe en France ...

La coupure est bien radicale... un grand nombre de mères ne l’a pas choisi... elle lui a été imposée par sa situation et cette loi inique de l'accouchement anonyme... quand à ses défendeurs ils sont simplement malhonnêtes et n'ont pas vécu personnellement un tel drame , cet accouchement anonyme est purement inhumain pour la mère et son enfant , une violence sociale faite à une femme en détresse, un abus de pouvoir, un accouchement vétérinaire, une incitation à l'abandon, un rapt d'enfant, osons parler vrai et sortir de nos peurs ... nous taire n'est nullement un bienfait pour nos enfants... l'autocensure a trop duré au sein de ce CNAOP , la culpabilité aussi ... il est temps de démonter un système de trafic de la procréation, de la mise au monde d'un enfant: nous ne sommes pas des prolétaires de la chair, des ventres sans noms ni sentiments ni responsabilité ...nous demandons des comptes ... où sont nos enfants ? nous demandons le simple droit de connaître notre descendance ... notre continuité généalogique.

Ce CNAOP n'a nullement tenu compte de notre existence et continue la maltraitance envers les mères , notre doyenne Madame Alice Renaud est décédée sans avoir pu faire avertir son enfant Jean Victor des démarches de retrouvailles qu'elle souhaitait. Pire encore des mères ont attendu plus de cinq ans le traitement de leur dossier alors que cela faisait 12 ans que l'enfant cherchait de son côté : la loi du 22 Janvier 2002 n'est même pas appliquée, en toute impunité.

Le CNAOP actuel ne sera en rien une instance démocratique, un conseil pour l'accès aux origines personnelles, tant que les mères seront ainsi abusées dans leur parole, leur confiance. Le CNAOP n'a été qu'une mascarade , un hochet donné à l'AMO pour tromper les mères, les maintenir dans l'ombre.

Nous dénonçons le rapt subi et non choisi de nos bébés, la falsification de notre généalogie et le CNAOP continue à organiser ce trafic, ces falsifications.

Ne pas y être nommée pour les 3 années à venir va me permettre de m'exprimer plus clairement et de continuer à oeuvrer pour prévenir l'abandon.

Le chagrin d'avoir perdu notre enfant pour la filière de l'adoption demeure, le lien affectif, spirituel, que nous avons vécu avec notre bébé pendant 9 mois non plus ... ce lien perdure toute la vie et c'est pour cela que les lobby adoptants mettent tout en place pour le rompre et impose, telle la secrétariat général du CNAOP MCLB, elle-même mère adoptive, le contrôle totalitaire.

Rien ne peut détruire cette réalité nous sommes aussi les mères de nos enfants, n'en déplaise au CNAOP .
Nous continuerons à oeuvrer pour la suppression de l'accouchement anonyme , pour le droit à notre maternité, pour le respect de notre généalogie

On ne naît pas mère on le devient ... aussi faut il que la société nous en laisse le droit .







.: Journée internationale des Drois de l'Enfant ? :.


Les X ont manifesté ce jour-là, frigorifiés certes mais nombreux à braver les frimas, forts de la chaude solidarité qui les lie. La presse n'en a pas ou peu fait état. Il est loin le temps où quinze manifestants réunissaient 50 journalistes et au moins trois JT...

Autre temps, autre moeurs ? Aurions-nous lassé ? Voudrait-on faire croire que la création du CNAOP a résolu le problème que l'X-pression n'est plus que le combat minoritaire d'une petite bande d'irréductibles ? A d'autres ! Nous recevons chaque année sur nos sites plus d'inscriptions que ce même CNAOP ...

En ce 20 Novembre 2004, Journée Internationale des Droits de l'Enfant, on a pourtant beaucoup parlé d'adoption... du point de vue des adoptants...

Le Coup de Gueule du jour s'adresse donc à ce lobby d'égoïstes (attention pas à tous les adoptants !) et à leur parcours du combattant... Que dire du nôtre qui ne disposons pas - contrairement à eux - du soutien des pouvoirs publics et des institutions ? Marre de ces adoptants-là qui ne savent que rabâcher leur désir hystérique d'enfant, d'enfant à n'importe quel prix, dans une absence de contrôle - qu'il s'agisse des OAA ou des démarches individuelles - qui dans des pays ravagés de misère et de corruption favorise les transactions les plus écoeurantes. Marre !

En somme, le Conseil Supérieur de l'Adoption est présidé par un père adoptif, le CNAOP dirigé d'une main de fer par une adoptante et notre nouveau ministre de la famille est ... devinez ! Toute puissance parentale et discours normatif assuré. :-) On sait, on a eu les mêmes à la maison...

Pourtant les pathologies prospèrent, au sein de ce respectable groupement de bonnes âmes pétries de bonne conscience. Nous avons payé - parfois -
cher... pour le savoir. Parmi ces pathologies, la hantise de la stérilité, blessure narcissique s'il en fut, et la crainte permanente de n'être pas "parent à part entière"... Tentant dans ces conditions d'occulter l'existence des autres ou de limiter leur influence, à coup de textes de lois et de bonnes paroles.

Triste constat que d'identifier nos pires adversaires parmi ceux-là même qui savent le mieux nos errances.

Patience, EFA finira par renouveler les cadres... la nouvelle génération est prometteuse... quand leurs aînés n'y seront plus... On cessera peut-être alors de brader les agréments et de se préoccuper d'adapter l'offre à la demande. On connaîtra peut-être alors une adoption éthique dans le respect des droits de ces bouts de chou qui certes, ont besoin d'amour et de famille mais pas : A N'IMPORTE QUEL PRIX...

Les X écoeurés






.: Quand le CNAOP informe les mères de naissance ! :.


M. Raffarin entend doubler le nombre des adoptions en France et nous sommes sur la bonne voie !

Les X en colère ! rappellent à cette occasion que l’incitation à l’abandon est un délit.

Le Conseil National d’Accès aux Origines Personnelles (CNAOP) a distribué à l’essai dans certains départements un livret d’information destiné aux femmes enceintes en difficulté.

Or le livret, que nous nous sommes procurés, dénature et contredit cyniquement l’esprit de la loi Royal censée « faciliter l’accès aux origines personnelles » et qui pariait d'ailleurs sur une diminution du nombre d'accouchements anonymes.

Laetitia Buron, présidente de l’AMO (association des mères de l’ombre) et membre du CNAOP nous affirme dans un mail en date du 12 février 2004 : « Le document d'information prévu par la loi du 22 Janvier 2002 a été conçu et rédigé par l'idéologie dominante du CNAOP au mépris total des associations et notamment de l'association des mères de l'ombre… ». Elle ajoute : « Illisible et incompréhensible, il ne vise pas à informer les futures mères mais bien à entériner un abandon. L’anonymat y est finement prescrit comme la solution idéale ». L’AMO souhaite au contraire promouvoir la possibilité de l’adoption simple – non évoquée – qui permet le maintien des liens avec la famille d’origine et rappelle : « le fait de ne pas reconnaître son enfant à l'état civil ... équivaut à n’avoir jamais accouché... une renonciation juridique irréversible».

Regrettant de ne plus pouvoir assister aux réunions plénières du CNAOP, ses frais de transport n’étant pas remboursés (sic !), elle exige « de l’info, pas de l’intox ! » et accuse les dirigeants du CNAOP de protéger « l’accouchement sous x, pas la femme qui accouche », de favoriser le transfert « d'enfant de milieux en difficulté vers des milieux plus valorisés socialement ».

Avant un futur coup de gueule exigeant le remboursement des frais de transport de notre mère de l’ombre préférée, lisez notre analyse de texte.

Le document complet est à votre disposition, il vous suffit d’écrire au webmaster.



ANALYSE DE TEXTE


Vous allez accoucher, vous pensez que vous ne pourrez pas garder l’enfant

Le titre annonce la couleur. Pourquoi pas ? « Vous êtes en difficulté, comment garder votre bébé ».... puis, « si vous pensez que le mieux pour lui est de le confier en vue d'adoption; rien ne vous empêche de le reconnaître »...

Non, cela serait de l’information ! Ici, il s’agit de propagande. Ne pas confondre…

D'ailleurs, l'information essentielle est assénée immédiatement "Vous souhaitez que votre accouchement demeure confidentiel, la loi vous permet, jusqu’à l’établissement de l’acte de naissance de l’enfant, de demander le secret de votre identité" et répétée, en gras, deux lignes en dessous :

"La loi donne toujours la possibilité d’accoucher dans le secret absolu de son identité." Ceci posé, on concède mais surtout pas en gras qu’il « peut être important pour l’enfant dont vous aurez accouché de connaître ses origines et son histoire et qu’il peut un jour engager une telle émarche. »

Entendez l’énoncé du risque… et son corollaire ; il est bien entendu en votre pouvoir de lui fermer à jamais cette possibilité. Ne vous en privez pas...

Suivent les autres possibilités légales... par ordre d'importance... celle de reconnaître l'enfant ou pire de le garder... exposées en dernier. Non mais… quelle idée aussi !

D'ailleurs un bon vieux gras sans italique (plus lisible) temporise finement : "Même si vous avez accouché dans le secret absolu de votre identité, dans l’avenir, vous pourrez à tout moment déclarer votre identité, y compris sous pli fermé, ou lever le secret."

Effectivement, pourquoi donner votre identité maintenant ? Vous pourrez le faire à tout moment, une loi miséricordieuse vous accorde le privilège d’une longue réflexion. Avec un peu de chance, vous déguerpirez illico, anonyme, et ne reviendrez jamais nous casser les pieds.


Et garder son enfant, nous direz-vous ?

Le rédacteur ne peut éviter l'exposé lapidaire sur les aides, en fin de démonstration. Gageons que l'information essentielle est passée et ce triste papelard tombée des mains de ces mères anonymes bien avant ....



Le choix des termes ou l’horreur du possessif :

La mère, le père, l’enfant… Aucun possessif ne lie les trois acteurs du drame qui se joue. Quant aux termes connotés affectivement : bébé, Maman ou Papa… ils sont soigneusement évités. L’enfant ne deviendra votre enfant que lorsqu’à l’issue de l’exposé, le rédacteur aura épuisé en vain toutes ses ficelles sémantiques… et qu’on aura décidé de le garder.

Le père est resitué dans son rôle de donneur, il n’est pas le père de l’enfant, encore moins le père de votre enfant, non il est le père, une entité abstraite, qui pourrait avoir le mauvais goût de « revendiquer sa paternité ». « Dans ce cas, il devra s’adresser au procureur de la République du tribunal de ……………….. pour faire valider sa reconnaissance à l’état civil. »


Un charabia administrativo-juridique

A un exposé difficilement compréhensible à qui n'a pas un bon niveau de français ou mieux, un DEUG de droit ... succèdent les questions pratiques.

Formidables les questions pratiques ! d'une chaleur et simplicité exceptionnelle... Qu'est-ce qu'une maman en détresse, souvent d’origine étrangère, en retiendra ? Le privilège d'un cour magistral sur le droit de la filiation sans doute...

Elle n'ira pas tout simplement à la mairie reconnaître son enfant.. non elle établira la filiation... elle le confiera à une OAA ou à l’ASE. « Le tuteur sera assisté par un conseil de famille de la tutelle organisée à l’initiative de l’organisme, sous la présidence du juge des tutelles ». Pour le récupérer dans le délai légal elle devra : « présenter une demande de restitution de l'enfant par lettre recommandée avec demande d’avis de réception au Président du Conseil général du département, ou à l’organisme autorisé pour l’adoption, ou en déposant la lettre au service de l'aide sociale à l'enfance (voir le modèle de lettre qui vous a été remis)… Cette lettre doit être accompagnée de la pièce obtenue au 1) attestant la filiation de l'enfant. Le tuteur peut éventuellement communiquer cette pièce au procureur de la République pour vérification. »

Ne manque que anti-constitutionnellement...


Pourquoi mettre mon nom dans un pli fermé ?


Eh oui, pourquoi ? Pourquoi surtout n'évoquer que cette solution ? Apparemment parce que « Des femmes qui ont confié leur enfant sans donner leur identité il y a des années, souhaitent aujourd’hui se faire connaître.»

Certainement pas sous la pression de plus en plus forte des adultes nés sous le secret... qui témoignent d'une vraie détresse.


Combien çà coûte ?

« Si vous avez demandé que le secret de votre identité soit préservé lors de votre admission, ou si, sans demander le secret de votre identité, vous confiez l’enfant en vue de son adoption, les frais d’hébergement et d’accouchement dans un établissement public ou privé conventionné sont pris en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance. »

Il est effectivement juste de rappeler que repartir sans son enfant équivaut à ne rien débourser. Juste au cas où elle serait fauchée, la Maman…



A quoi sert le CNAOP ?

Apparemment à faciliter l'accès aux origines personnelles mais surtout à, c’est en tout cas l'analyse de ce livret honteux :
« .... communiquer à la personne qui recherche ses origines les renseignements ne portant pas atteinte à l’identité des pères et mères de naissance, tels qu’ils lui ont été transmis par les services concernés ou recueillis auprès des parents de naissance, dans le respect de leur vie privée. »

Voilà qui clos le débat et la démonstration ... On respectera leur vie privée aux parents de naissance... et celle de leur enfant ? ce petit paquet anonyme qui écope « du vide en héritage » ?

Nous nous opposons formellement à la diffusion de ce document de désinformation en l'état !

Les X écoeurés !




.: Fatigués du CNAOP :.


Notre page CNAOP accessible en cliquant dans le bandeau ci-dessus s'étoffe de nouveaux témoignages... Ils sont éloquents.... Tipex, abus de pouvoir et incompétence manifeste...

Pire, d'autres usagers nous font savoir qu'ils s'y exprimeraient volontiers... mais que ce ne serait pas apprécié en haut lieu.... C'est beau la liberté d'expression ! dans le pays des droits de l'homme mais pas des nés sous X....

Passe encore que la loi Royal, rafistolage de dernière minute ait évité de justesse une condamnation méritée de la France par la Cour Européenne des Droits de l'Homme... Passe encore (mais mal) que le nominations de MM. Jacob et Mattéi aient réduit nos espoirs à une peau de chagrin tant ce conseil de pacotille est noyauté par les partisans du secret...

Mais qu'ils remplissent leur mission, cherchent nos mères ailleurs que dans les pages blanches, et nous proposent l'an prochain un bilan moins pitoyable que celui de septembre dernier.

Les X en colère vous proposeront dans quelques jours un questionnaire de satisfaction destiné à ceux qui recherchent leurs origines. J'espère que vous serez nombreux à le remplir.

Evaluons l'action du Professeur Henrion, de Madame Le Boursicot et de leurs sbires sur des bases objectives.

Il sera temps ensuite d'exiger un renouvellement des cadres.


Nathalie Margiotta

Présidente toujours enragée des X en colère !



.: La Cour Européenne des (disent-ils) Droits de l'Ho :.


Les textes auxquels il est fait référence sont accessibles dans la rubrique News.


Quelle farce !

Ainsi il n'y aurait pas violation de l'article 8. Nous cacher les circonstances de notre naissance ne serait pas une atteinte à notre vie privée.

Pas non, plus de violation de l'article 14.1... Les nés sous x et abandonnés avec demande de secret ne seraient victimes d'"aucune discrimination".

A qui veut-on faire avaler un tel simulacre de justice quand le bon sens de Monsieur tout le monde règle la question d'une formule lapidaire ? Quand sept juges (sur dix-sept) en désaccord avec le verdict signent un arrêté contradictoire qu'on peut qualifier de militant et que parmi les signatures figure celle du président de la Grande Chambre.

A qui veut-on faire croire que ce verdict n'est que l'expression de la justice et pas la victoire de lobbies puissants qui, dans l'ombre, préservent les intérêts du plus fort - les intérêts cumulés et bien compris de certains adoptants, du marché de l'adoption et de quelques abandonneurs ?

La femme avec qui nous avons partagé neuf mois d'intimité ne saurait être considérée comme partie intégrante de notre vie privée. Notre père, nos frères et soeurs inconnus non plus.

Nous sourions comme eux, marchons comme eux, affichons souvent les mêmes défauts et qualités physiques ou morales, les mêmes traits de caractère. Les heureux qui retrouvent connaisssent cette ivresse de n'être plus seuls face à leur miroir, ceux qui ont des enfants aussi.

De quoi nous plaignons-nous ? l'Etat nous a fourni - "fourni à" me paraît mieux décrire la réalité - une famille. Que nous nous y sentions à notre aise ou présentions le syndrôme du canard sauvage élévé dans un poulailler importe peu. Notre vie privée commence avec notre adoption. D'ailleurs, une marchandise a-t-elle une vie privée ?

Pire, nous ne souffrons d'aucune discrimination mais probablement d'un mal imaginaire. Si la référence - par l'avocat de Pascale - aux biens dont nous n'hériterions pas de la part de nos parents biologiques - aucun X n'a à ma connaissance jamais revendiqué ce droit - était maladroite; la discrimination implique bien d'autres réalités : ignorance de nos origines géographiques, ethniques, sociales, religieuses, de nos antécédents médicaux... La petite Kailee, chinoise adoptée par un couple américain, va probabalement mourrir, faute d'un donneur compatible, d'une anémie incurable. Mais pour cette Cour-là, ni Kailee, ni ses frères et soeurs d'infortune ne sont discriminés.

Combien de nourissons confiés à ces "boîtes à bébé", résurgence des sinistres tours du Moyen-Age, verront leur santé menacée par le vide vertigineux de leurs dossiers ? Combien de suicides parmi les jeunes adoptés, combien se perdront dans la toxicomanie, l'alcoolisme, la délinquance, devront voir la vie gâchée avant que nous soit reconnu enfin, avec le préjudice subi, notre droit le plus fondamental... celui à toutes les circonstances de notre histoire, à notre identité, à notre intégrité.

Nous étions des sous-citoyens en France, sommes-nous des sous-hommes et femmes en Europe ?

Je n'ai pas de mots pour exprimer mon profond écoeurement.

J'adjure chacun d'entre vous, mères et enfants X, de négliger momentanément les recherches personnelles pour consacrer quelques heures à notre combat collectif ...

J'adjure chacun d'entre vous de participer et soutenir toute initiative susceptible d'interpeller l'opinion publique et nos élus.

Sans solidarité, sans actions concertées, nous sommes condamnés à mourir aussi anonymes et discriminés que nous sommes nés.


Nathalie Margiotta

Présidente enragée des X en colère !



.: Controverse aux US :.


Le président de Iavaan (on le remercie chaudement pour la pub gratuite) Attaque les X en colère ! et défend le régime de Vichy ! Ron, proud Bastard lui répond.

Vous trouverez l'article incriminé sur le site Iavaan, une association internationale qui réunit notamment des organismes autorisés pour l'adoption. Cliquez sur "Archives of Extra" et lisez le billet d'humeur daté du 17 décembre 2002.

Son président, personnalité incontournable et très réactionnaire de l'adoption aux US, William L. Pierce, après sa visite du site X en colère, nous a pondu un essai intitulé "Adoption and children of war : privacy or tragedy" dans lequel, par amalgame, il prend la défense du régime de Vichy !!! Sic !


Vous pensez bien que nos amis de Bastard Nation n'ont pas laissé passer une boulette pareille.


Ron Morgan, proud bastard lui a répondu, cliquez ici pour lire son texte et lisez la traduction ci-dessous :

William Pierce et Vichy



William Pierce est le leader spirituel, le porte-parole informel et la tête pensante du mouvement international qui entend légaliser l’effacement de l’identité des citoyens en recourant à l’anonymat de la naissance et de l’abandon. Ses dernières réflexions, dans un essai intitulé : “L’adoption et la guerre : respect de la vie privée ou tragédie” (17 décembre 2002) condamne les efforts des adoptés français qui militent contre l’"accouchement sous x”, système institutionnalisé par le régime collaborationniste de Vichy.

Les femmes enceintes pouvaient et peuvent encore en France accoucher anonymement à l’hôpital et abandonner leur enfant en signant simplement : “X”. Le Docteur Pierce souligne l’humanité de cette loi qui permettait ainsi aux femmes comme aux enfants d’échapper aux persécutions de la Libération. La démonstration est néanmoins bancale sous de nombreux aspects.
Avant tout, lorsque le gouvernement de Vichy mit en place cette disposition, l’Allemagne était donnée vainqueur de la guerre et de fait, la légitimité du régime en dépendait. Confronté au problème embarrassant de la multiplication des enfants naturels et adultérins nés de relations avec l’occupant, les responsables gouvernementaux choisirent de recourir à un pieux mensonge : la naissance anonyme. Ce décret-loi déresponsabilisait les autorités des conséquences des viols ou autres crimes sexuels perpétrés par les Nazis en faisant simplement disparaître la preuve de ces crimes.

De plus, il n ‘est pas inutile de rappeler que le gouvernement de Vichy envoya en Allemagne plus de 600.000 citoyens français dans le cadre du STO et condamna des milliers de juifs français, avec la participation active des autorités et de la gendarmerie à l’Holocauste. Ce gouvernement ne s’est donc pas particulièrement signalé dans le domaine humanitaire. Au contraire, en resituant les événements dans leur contexte, on peut assimiler l’ « accouchement sous X » vichyssois à un autre crime contre l’humanité s’exerçant à l’encontre de citoyens français.

L’argument du Docteur Pierce selon lequel le décret sauva la vie et la dignité de femmes ayant conçu un enfant avec des soldats allemands et épargna ainsi leur descendance est fallacieux. S’il en a été ainsi, le résultat n’était pas celui attendu. En effet, admettre l’utilité de cette mesure en temps de guerre n’explique pas son maintien de nos jours. Entre 1945 et 1975 – date de la légalisation de l’avortement – 10000 enfants par an naquirent « sous X », entre 500 et 700 par an après cette date.

Pourquoi la France a-t-elle conservée cette curieuse et médiévale pratique, gommant l’identité de centaines de milliers de ses citoyens ? La réponse la plus immédiate est peut-être qu’une fois l’inacceptable officialisé, il devient la règle. Les responsables français d’après-guerre ont tacitement protégé les exactions de régime de Vichy. Sans doute ont-ils réalisé que l’accouchement sous X leur autorisait la même impunité : les valeurs bourgeoises de l’honneur dans le domaine de la paternité et de la sexualité demeuraient sauves. On continua aussi à couvrir des crimes sexuels en reléguant leur résultat à l’obscurité d’une naissance anonyme.

L’accouchement sous X est aujourd’hui contesté et remis en cause devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Les porte-parole des organismes autorisés pour l’adoption, l’église catholique et certains parents adoptifs brandissent la menace d’une augmentation des infanticides et des abandons sauvages. Nous avons déjà entendu ces discours hystériques et alarmistes aux Etats-Unis, lorsqu’il a été question d’autoriser les adoptés adultes à accéder à leurs dossiers personnels.

Nul doute que la prise de position du Dr Pierce en faveur de l’”humanité” du regime de Vichy ne passera inaperçu ni aux Etats-Unis, ni à l’étranger. Ils illustrent autant son obsession du secret dans le domaine de l’adoption que sa pauvreté d’imagination. Le Docteur Pierce ne peut simplement pas IMAGINER un système alternatif au gommage systématique par l’Etat de l’identité des adoptés. Cette carence visionnaire le conduit à défendre l’indéfendable. Espérons que la Cour Européenne des Droits de l’Homme ne sera pas aussi réactionnaire.

BIOGRAPHIE

Ron Morgan est un adulte adopté. Il a été membre du bureau exécutif de Bastard Nation de 1997 à 2001. Il continue son combat pour le droit des adoptés à leur identité. Marié et père de famille, il réside à San Francisco.




[TRAD]In a December 17, 2002, editorial, "Adoption and Children of War: Privacy or Tragedy?", Dr. William Pierce of Iavaan, (former Exec. Director of the National Council for Adoption) voices his support of the Sous X (and other similar laws including "safe haven" laws in the U.S.), allowing women to totally and absolutely disassociate themselves from their children.


In his href="http://adoption.about.com/library/weekly/uc010603a.htm">rebuttal, "Dr. Pierce and Vichy", adoptee rights advocate Ron Morgan explores the history of the law and takes issue with Dr. Pierce's position on "anonymous choice."






.: Les "couacs" de Marie-Cancan :.


Par Isabelle Gyors

Bonjour,

C'est un cri de détresse que je viens de lire dans l'article de Marie-Claire sur l'adoption : "il n'y a pas assez d'orphelins en France ! Il faut en produire plus" C'est ce que réclament les futurs parents adoptifs en France par la voix des associations d'adoptants. Pour eux, la réforme de l'accouchement sous X(mais y a -t-il eu vraiment réforme ?) a fait dangereusement baisser le nombre d'abandons.

J'ai relu en pensant que j'avais mal compris, mais non... Et de continuer : ici on se plaint que les orphelins soient laissés dans une famille d'accueil qui les aime (c'est un comble !) mais qui touche de l'argent pour son éducation (ce n'est pas moral), là on regrette les prix trop élevés de l'adoption à l'étranger (ce n'est pas moral non plus). On comprend au fil des lignes qu'il est scandaleux que des parents gardent leurs enfants pour eux sans en faire profiter ceux qui n'en ont pas.

Je crois qu'il est plus qu'urgent en 2003, que les lecteurs prennent conscience de l'immense trafic d'enfants qui se trame aussi de par le monde : Bourse à l'orphelin qui a ses barèmes, ses modes, et ses aléas de stocks.


Une vraie assistance des pays riches envers les pays les plus pauvres seraient d'aider financièrement les mères à garder leur enfant plutôt que de leur acheter, d'assister médicalement les familles les plus pauvres et d'encourager ces pays à scolariser ses orphelins. Vous l'aurez compris : je suis à 100 % pour le parrainage des orphelins étrangers.


Il me semble très nettement que les deux journalistes aient été aveuglées par les feux scintillants des grandes idées généreuses d'une poignée d'associations d'adoptants. Malheureusement, l'espère humaine n'est jamais moins généreuse que lorsque son intérêt personnel est concerné de près.

A aucun moment dans votre article, la grande bonté de ces personnes n'a attiré le lecteur sur le terrain du ressenti d'un petit enfant abandonné que l'on coupe définitivement de ses racines, ni des séquelles que cela entraîne souvent... Aucune ligne sur une adoption dans le respect de l'enfant possible en France mais refusée énergiquement par les associations de parents en mal d'enfant. Désirer un nourrisson vierge de toute histoire n'est peut-être pas si généreux que cela...

En résumé, je dirais qu'il faut arrêter l'extrême hypocrisie régnante dans le monde de l'adoption. Annoncer que le nombre d'abandonnés régresse dans notre pays DOIT être réjouissant, tandis que dire que la réforme de l'accouchement sous X entraîne plus d'abandons sauvages est strictement faux.

La véritable générosité consisterait à faire un travail en amont pour prévenir les abandons d'enfants en France comme à l'étranger et de favoriser l'adoption d'enfants français "refusés".

Un article objectif sur les forces et les faiblesses de l'adoption en France, avec l'intervention des parents adoptants et des enfants abandonnés eut été plus intéressant.

J'espère que votre rédaction saura prendre du recul sur les propos que l'on vous a tenus dans ces entretiens et aura envie de rectifier les nombreuses idées reçues qui ont été imprimées et qui induisent les lectrices en erreur.

Salutations consternées

Isabelle Gyors, née sous X et adoptée





.: Réagissez en écrivant à Marie-Claire ! :.


On ne peut pas laisser passer autant de dénigrement pour nous les enfants! L'adoption, comme la parentalité réelle est une chance, pas un DROIT. Anne Halvorsen

L'adopté serait finalement un bien de consommation comme un autre, jetable après usage, le fournisseur susceptible d'être attaqué lorsque le produit est défectueux.

Lisez cette brève de Libération et le coup de gueule de Anne Halvorsen après le dossier adoption du dernier Marie-Claire.


Janvier 2003 : Un article de Marie-Claire intitulé " l'adoption, pourquoi ça bloque ?"


L'article, entièrement consacré aux méandres que réserve le marché de l'adoption est consternant d'égoïsme...Le désir de devenir parent des enfants des autres à n'importe quel prix et quelque soit les conditions s'affiche sans ambages.

Au début, ce sont les préoccupations mercantiles qui priment. "Soyons clairs. Entre la demande et l'offre, il y a un gouffre". La demande prime et l'offre d'enfant DOIT suivre! Le cour du pétrole, celui de la banane O.K., mais que les adoptants nous parlent de celui de l'enfant, moi je trouve ça navrant pas vous?

Ensuite, on fait les comptes:..." En France, le nombre d'enfants adoptés chaque année est en baisse constante. Les chiffres sont éloquents: 2500 adoptés en 1990, et seulement 1000 en 2001". Affligeant! Plus d'abandons d'enfants en masse quel dommage! Exclusivement pour les candidats à l'adoption d'ailleurs! On peut constater tout au long de l'article à quel point ce que vit l'enfant les préoccupe.

Puis on cherche à qui la faute: "Hier, ces enfants confiés à l'adoption par leur mère dès la naissance - selon la formule de l'accouchement sous X-, représentaient la majorité des adoptions en France.
Aujourd'hui, ils ne sont plus que 500. L'an dernier, sous la pression des associations qui prônent le droit aux origines, le gouvernement a réformé en profondeur les règles de l'accouchement sous X, les rendant plus contraignantes pour la mère"...Contraignante une loi qui responsabilise la mère en lui demandant d'assumer le fait qu'elle met un enfant au monde en laissant son identité uniquement si elle le souhaite? Les lecteurs vont se méprendre, il ne s'agit aucunement pour elle d'élever son enfant, qui sera donc tout aussi adoptable. Ce sont plutôt les adoptants qui seront contraints d'accepter un bébé AVEC son histoire et ses racines. Et Simone Chalon d'ajouter "Avant notre structure recueillait chaque année une cinquantaine de ces enfants. En 2002, nous n'en avons eu qu'une vingtaine.
Mais combien de bébés sont-ils victimes d'infanticides?" Il serait effectivement intéressant de comparer les statistiques en France, où l'accouchement sous X est maintenu, et à l'étranger, où il n'a jamais existé. Je remarque par ailleurs que Simone Chalon ne s'est pas confiée dans les colonnes de Marie-Claire sur la façon dont elle extorquait parfois leur consentement pour abandonner leur bébé sous X à certaines mères ne parlant pas un mot de français. L'opacité des méthodes que permet l'accouchement sous X est remise en cause, voilà ce qui dérange.

Heureusement, pour la FAF comme pour les futurs adoptants "l'espoir (est) à l'étranger. Guerres, catastrophes naturelles, épidémies, famines...On imagine que dans le monde, des millions d'orphelins sont en attente de parents prêts à les aimer". Réjouissons-nous donc avec tout ce beau monde du malheur et de la misère des autres, grâce à laquelle les affaires vont reprendre pour les OAA. Que raconteront donc les adoptants plus tard à ces enfants? La misère de ton pays, celle de tes parents (ou leur décès) nous a comblés?

La MAI a une analyse différente de la situation de l'adoption internationale: ..."Selon cet organisme
public, les difficultés sont notamment liées à la volonté des pays d'origine d'encadrer plus strictement les procédures, par soucis d'éthique." Si les pays pauvres se mettent à parler d'éthique, alors qu'elle est étymologiquement réservée aux adoptants des pays riches, où va-t-on?

Enfin , la cerise sur le gâteau: "L'amour ne guérit pas tout". Ci-après listées les maladies incurables liées à l'adoption dans les pays étrangers! Futurs parents adoptifs, méfiez-vous du sida. Certains de vos prédécesseurs ont rendu leur enfant du bout du monde, lorsqu'il s'est avéré contaminé.

Le mot de la fin revient à Bénédicte Morin "qui déplore qu'on aille à l'étranger adopter des enfants de 10 ans ou en mauvaise santé alors que tant de petits Français présentant les mêmes handicaps restent sur la touche."!

Pas un mot sur l'enfant tout au long de l'article, ce qu'il peut bien ressentir en est exclus du début jusqu'à la fin. C'est, comme toujours le grand oublié dans cette histoire. De même aucune allusion au parrainage, on trouve très généreux d'adopter les enfants que leurs parents ne peuvent plus nourrir et fourguent à l'orphelinat.

Dommage que cette article offre une vision aussi unilatérale du monde de l'adoption. L'enfant serait-il donc réduit au rang de produit de consommation courante, dont l'unique fonction serait de les faire devenir parents les adultes stériles des pays riches? Telle est la question que je me suis posée avec après sa lecture.

Réagissez en écrivant à Marie-Claire, on ne peut pas laisser passer autant de dénigrement pour nous les enfants! L'adoption, comme la parentalité réelle est une chance, pas un DROIT.




Anne Halvorsen

Vous pouvez trouver l'intégralité de l'article à l'adresse ci-dessous. C'est un peu long à charger alors,
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